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Lamballe

du breton lan, monastère, et de saint Pal.

Le village gallo-romain, au croisement des voies venant de Corseul et de Condate (Rennes), est occupé du IVe au VIe siècle par les Bretons, puis détruit par les Normands en 936. La ville se reconstitue alors sur la colline Saint-Sauveur. En 1034, le duc de Bretagne, Alain III, donne en apanage à Eudon, son frère cadet, le comté de Penthièvre, dont Lamballe devient la capitale, protégée par de hautes murailles. Le comte Geoffroy de Penthièvre dit « Botrel » offre en 1084 aux moines de Marmoutier une terre où ils fondent le prieuré Saint-Martin. Charles de Blois est tué au cours de la guerre de Succession, ce qui pousse Marguerite de Clisson et son fils à commettre l'attentat de Champtoceaux, en 1420. Les Penthièvre sont bannis, c'est la ruine de la forteresse de Lamballe. La ville retrouve son prestige quand le duc d'Étampes rebâtit le château, en 1556. Le commerce redevient prospère, les tanneries et les mégisseries se développent le long du Gouessan. Lamballe est réputé pour ses vélins, ses treillis de bagnards et ses escaliers, mais aussi pour ses gastadours, ouvriers spécialisés dans la construction des fortifications. Mais les guerres de la Ligue, animées par le duc de Mercœur. détruisent à nouveau Lamballe. En 1626, Richelieu fait raser le château et l'enceinte à la suite d'une conspiration fomentée contre lui par César de Vendôme, gendre de Mercœur. La châtellenie de Lamballe est vendue à la famille des Bourbons en 1657, et la maison de Penthièvre s'éteint en 1712. En 1825, la construction du haras relance l'activité locale. Au XIXe siècle, puis au XXe siècle, l'agriculture et l'élevage s'orientent progressivement vers l'industrie agroalimentaire.