Au fil de... Lamballe Communauté
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Saint Glen

Saint Glen du breton glenn, vallée ; ou de saint Glen, disciple de saint Colomban ayant vécu en Irlande et en Écosse entre 580 et 623 ; ou encore du nom d'un ascète local ou d'un évangélisateur venu d'Irlande, connu sous le nom de sanctus Gallanus.

 

Au Ier siècle de notre ère, un village gaulois occupe l'emplacement actuel du bourg de Saint-Glen. Vivant de l'agriculture, de l'élevage et du travail du métal, cette communauté développe un artisanat nécessitant l'aménagement de salles souterraines découvertes en 1896 avec leur mobilier. Terre désolée, presque ingrate, abandonnée au haut Moyen Âge, le territoire de Saint-Glen ne voit apparaître aucune nouvelle communauté avant la fin des incursions normandes. Les seigneurs de Léon revendiquent alors ce domaine, où ils élèvent une ferme puissamment fortifiée. La mise en place d'une agriculture et d'un élevage de bon rapport génère de nouvelles activités artisanales et économiques. Saint-Glen possède la particularité d'être une enclave de l'évêché de Dol, lui-même dépendant de Saint-Brieuc, tandis que le Gouessan le rattache à la châtellenie de Lamballe. La seigneurie, où jamais haute justice n'a été rendue, appartient, aux XVIe et XVIIe siècles, aux familles Urvoy et Quemper de Lanascol. La Révolution permet l'élection dans cette paroisse de la première municipalité en 1790. Mais après la Restauration, la commune doit à nouveau attendre 1848 pour être distinguée de celle de Penguily. Sur cette bande de terre étroite, quelques paysans parviennent à élever des fermes aux allures de manoirs tandis que de nombreux moulins s'installent sur le cours du Gouessan, qui servent aussi bien à moudre le grain qu'à travailler le textile. Une tentative d'association avec Penguily, prononcée en 1973, échoue en 1985.