Au fil de... Lamballe Communauté
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Saint Trimoël

de Trémeur, fils de Comorre le Maudit et de Tréphine, qui fut élevé par Gildas le Sage dans son abbaye de Rhuys (Morbihan) et périt assassiné par son propre père au commencement du VIe siècle. Sa naissance, sa vie et son martyre expliquent l'étymologie de son nom, trois fois grand en breton.

 Au Bronze moyen, une communauté est installée sur le territoire de Saint-Trimoël. La voie Corseul-Carhaix, qui le traverse, favorise les échanges commerciaux nécessaires à sa survie, et l'emplacement actuel du bourg se distingue déjà par la présence, plus tard, de constructions gallo-romaines. Au Moyen Âge, le territoire de Saint-Trimoël dépend de Maroué et fait partie de la châtellenie de Lamballe, mais l'économie locale souffre de son éloignement. Le prieuré Saint-Martin de Lamballe, soutenu par Agnès de Cornouaille, épouse d'Eudes, premier comte de Penthièvre, établit au XIe siècle un important troupeau de bovins à Carlan, faisant de l'élevage la principale activité des Trimoeliens. Les guerres, les famines et les épidémies qui se succèdent jusqu'au terme des conflits de la Ligue vers 1598 ralentissent son développement. Au XVIIe siècle, l'essor de l'industrie textile permet enfin à Saint-Trimoël de s'épanouir, mais la Révolution vient diviser la population locale : partagée entre la volonté d'adhérer aux idées neuves et celle de demeurer fidèle aux institutions religieuses et civiles, elle connaît des déchirements semblables à ceux de ses voisines. Les relations commerciales avec l'étranger étant alors interrompues, l'industrie textile de la commune est ruinée, et ne se relève pas ensuite. Au XIXe siècle, l'activité locale entame une difficile reconversion dans les activités traditionnelles de l'agriculture et de l'élevage.