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Trébry

la racine treb, village, révèle une fondation du Ve ou du VIe siècle alors que la terminaison laisse des doutes. Elle peut signaler l'existence d'un prince local, du breton ri, mais il est plus probable qu'elle soit la marque de Bretons insulaires, implantés en Armorique à cette époque.

 

Dès le Ve millénaire avant notre ère, le mont Bel-Air est le centre d'une communauté armoricaine, de culture celte, qui vit de l'agriculture, de l'élevage, d'un peu d'artisanat, du commerce, de la chasse et de la pêche. Le site comporte alors de nombreux lieux de culte. L'importante communauté gauloise implantée sur ce haut lieu de la culture celte doit fuir au Ier siècle av. J.-C. devant les persécutions des Latins. Les quatre siècles suivants sont marqués par une occupation gallo-romaine importante, au terme de laquelle une nouvelle communauté s'implante vers le Ve siècle dans la partie septentrionale du bourg. Au Moyen Âge, Trébry n'offre qu'une terre ingrate. La paysannerie, miséreuse, récolte à peine de quoi subvenir à ses besoins. Paroisse de l'évêché de Saint-Brieuc et membre de la châtellenie de Moncontour, Trébry est, au XVIIIe siècle, la propriété de la famille du Bouilly, noblesse méprisante pour une population vindicative qui adhère corps et âme aux idées révolutionnaires, au point d'être citée en exemple par les promoteurs de la république. Les références politiques et religieuses à l'Ancien Régime y sont plus qu'ailleurs proscrites, et il n'est pas rare que les chouans du Penthièvre soient victimes des délations des « renards » de Trébry. Au XIXe siècle, les efforts d'entraide et la mise en valeur des cultures ne suffisent pas à endiguer l'exode des Trébritiens.