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Pour avoir plus d'informations sur les lavoirs :

Association les lavoirs lamballais
1, chemin du grand chalet
22400 Lamballe
Tél.02 96 34 70 75
les-lavoirs-lamballais@wanadoo.fr
www.les.lavoirs.lamballais.penthievre.fr

Les lavoirs Lamballais

Les lavoirs, plein d’histoires !

Il existe à Lamballe plus de 90 lavoirs datant du XVIIIe ou XIXe siècle, disséminés tout au long du Gouessant. Anne-Bérangère Simbozel de l’association des lavoirs lamballais nous guide dans la  découverte de ces lavoirs. « Aujourd’hui, quand on parle de patrimoine, on pense souvent à un grand monument tel qu’un château, une église … mais pas à des plus petits éléments que l’on voit tous les jours appartenant à notre patrimoine populaire! Les lavoirs en font partis, c’est pourquoi j’ai décidé d’accomplir un service civique de 9 mois visant à sensibiliser la population sur leur patrimoine locale ! » De la rue des Moulins au plan d’eau de la Ville Gaudu, il est possible, en longeant la rivière, d’en découvrir différents types, allant des simples marches aux lavoirs couverts.

Dans les premiers temps, le lavoir n’était qu’une simple pierre plate posée au bord de la rivière : les femmes venaient y frotter leur linge ; mais l’urbanisation et les nécessités d’hygiène aidant, la construction de lavoirs se généralise. Cet espace de travail, fréquenté uniquement par les femmes, est avant tout un haut lieu de sociabilité et de solidarité pour faire face à ce métier difficile. C’est aussi l’endroit privilégié des cancans, car au travers des tissus sont dévoilées la vie et les habitudes des clients. Les plus informées commentent, avec force et détails, les derniers potins circulant en ville.
« Quand on s’intéresse aux écrits, on remarque que les lavandières n’avaient pas bonne réputation. Selon les légendes, les âmes des lavandières viendraient hanter les lavoirs la nuit gare à celui qui s’y aventure seul ! » sourit Anne. La mécanisation et l’électrification sonneront la fin de ce métier, au profit des si pratiques machines à laver, vantées sur les écrans par la célèbre « Mère Denis » et son « C’est ben vrai ça !».